Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA)

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ELABORATION DE LA STRATEGIE NATIONALE DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LES INFRACTIONS ASSIMILEES : LES MEMBRES DU COMITE DE PILOTAGE VALIDENT LE RAPPORT DE L’ANALYSE DIAGNOSTIQUE

La Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a organisé à l’Hôtel La Concorde de Lomé, du 09 au 15 septembre 2021 des ateliers sectoriels d’enrichissement du rapport de l’analyse diagnostique avec les représentants des différents départements ministériels, ceux des organes étatiques de contrôle et de régulation, de la société civile, et des organisations syndicales.

Les travaux de validation dudit document se sont poursuivis à l’Hôtel Les Merveilles de Kpalimé les 17 et 18 septembre 2021, avec les membres du comité de pilotage composé des représentants des départements ministériels, du secteur privé et de la société civile. Après étude et analyse du rapport de l’analyse diagnostique, les participants ont procédé à sa validation par acclamation.

La validation du rapport de l’analyse diagnostique marque véritablement le début d’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.

L’atelier de validation du rapport de l’analyse diagnostique a été suivi d’un autre qui a porté sur la formulation des projets de la vision, de l’objectif général et des axes stratégiques de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Ce deuxième atelier a rassemblé les 20 et 21 septembre 2021 toujours à l’Hôtel Les Merveilles de Kpalimé, les membres du comité de planification stratégique et les consultants.  

C’est le président de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilés Monsieur Essohana Wiyao qui a présidé les travaux de ces ateliers. Il a remercié les Consultants pour leur engagement et tous les participants pour leurs déférentes contributions qui ont permis d’enrichir et de valider le rapport de l’analyse diagnostique. Il les a exhortés à être toujours disponibles pour la suite du processus d’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption, qui permettra au Togo, de franchir une étape importante dans la lutte contre la corruption.

 Soulignons que le processus d’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées a démarré avec la phase de préparation de la mission sanctionnée par la validation de la note méthodologique par le comité de pilotage lors d’un atelier tenu à Lomé le 19 mai 2021 suivi de la cérémonie de lancement officiel le 21 mai 2021 par le Ministre en charge des Droits de l’homme, représentant Son Excellence Madame le Premier Ministre, Cheffe du gouvernement.

Cette note méthodologique prévoit un processus en quatre phases à savoir : la phase du cadrage, la phase de l’analyse situationnelle et du diagnostic, la phase de la formulation et de planification de la stratégie et la phase des cadrages stratégique et opérationnel (plan d’actions).

 Elle avait permis de préciser le mandat et les responsabilités des acteurs, de valider les outils de collectes de données, de dresser la liste des parties prenantes, et des principales structures impliquées dans la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées.


ELABORATION DE LA STRATEGIE NATIONALE DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA CORRUTPTION ET LES INFRACTIONS ASSIMILLEES

COMMUNIQUE DU PRESIDENT DE LA HAPLUCIA

 

Le Président de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) communique

 

En raison de la présence à Lomé du consultant international, dans le cadre de l’élaboration de la stratégie national de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, les ateliers restreints de présentation et d’enrichissement du rapport provisoire de l’analyse diagnostique sur la corruption au Togo se poursuivent en présentiel dans le strict respect des mesures anti-COVID 19renforcées.

 

L’atelier réservé au ministère de la justice et de la législation et au ministère de la sécurité et de la protection civile qui devrait se tenir ce vendredi 10 septembre est reporté au mercredi 15 septembre au même lieu et à la même heure.

 

Conformément au communiqué du gouvernement du jeudi 09 septembre 2021, l’admission dans les salles où se tiennent les ateliers est subordonnée à la présentation obligatoire de la preuve de la vaccination contre le COVID-19.

 

 

Fait à Lomé, le 10 septembre 2021

 

Le Président


LUTTE CONTRE LA CORRUPTION AU TOGO : LA HAPLUCIA TERMINE SA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION PAR LA REGION DES SAVANES

La Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), a achevé sa campagne nationale de sensibilisation contre la corruption et les infractions assimilées avec l’étape de la région des Savanes. Cette tournée de sensibilisation dans la région des savanes s’est déroulée du 26 juillet au 03 août 2021 dans les préfectures de Tandjaouré, Cinkassé, Kpendjal-Ouest, Kpendjal, Oti, et Oti-sud. La préfecture de Tône, chef-lieu de la région avait déjà bénéficié de la sensibilisation à l’occasion de l’atelier régional de dissémination du rapport de l’étude sur la perception et le coût de la corruption au Togo (EPCCT) en novembre 2020.

Comme dans les préfectures des autres régions, la campagne de sensibilisation a été placée sous le thème « Participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées ».

A l’entame de chaque atelier, deux interventions ont marqué les cérémonies d’ouverture : le mot de circonstance du président de la HAPLUCIA et le discours d’ouverture du préfet hôte.

Dans son mot de circonstance prononcé à chaque atelier, le président de la HAPLUCIA a remercié le Préfet et ses collaborateurs pour la parfaite organisation de la rencontre. Il a renouvelé, au nom de tous les membres de la HAPLUCIA, sa gratitude et ses sincères remerciements à Son Excellence Monsieur le Président de la République et au Gouvernement togolais pour la confiance qu’ils ont placée en leurs modestes personnes en leur confiant la noble mais délicate mission de lutte contre le phénomène cancéreux de la corruption dans notre pays.

 Il a ensuite précisé que la mission qui leur a été confiée par les plus hautes autorités du pays est double, à savoir, d’une part, la prévention pour empêcher le mal de se produire et, d’autre part, la lutte ou le traitement du mal lorsqu’il s’est déjà installé.

C’est au titre de la prévention que la HAPLUCIA a élaboré une campagne nationale de sensibilisation avec pour thème, « Participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées ». L’objectif visé par cette campagne de sensibilisation est « la conscientisation et la mobilisation des citoyens contre le fléau de la corruption », afin d’inaugurer une ère « de tolérance zéro » à l’égard des actes de corruption et des infractions assimilées ».

Le président de la HAPLUCIA, a ensuite fait l’historique de cette campagne nationale de sensibilisation contre la corruption et les infractions assimilées qui a démarré en 2018 après avoir été lancée le 13 septembre de la même année par le Premier Ministre représentant Son Excellence Monsieur le Président de la République.

 Il a rappelé qu’entre 2018 et 2019, la HAPLUCIA a couvert les régions Maritime et Kara. La campagne a connu un répit en 2020 à cause de la pandémie à corona virus.  Cette année, la HAPLUCIA a repris sa campagne de sensibilisation dans les autres régions du pays y compris celle des Savanes qui est en cours.

Il a invité les différentes couches socio-professionnelles et les acteurs locaux de développement des préfectures de la région des Savanes à se mobiliser pour lutter contre ce fléau afin de le bouter hors du pays et promouvoir le développement du Togo.

« Nous ambitionnons ainsi d’arrimer la lutte contre le fléau de la corruption au Togo sur des standards internationaux tels qu’ils sont contenus dans les instruments juridiques que notre pays a signés et ratifiés, à savoir le Protocole de la CEDEAO, la Convention de l’Union Africaine et celle des Nations Unies sur la lutte contre la corruption », a déclaré le président de la HAPLUCIA.

Les préfets, dans leur discours d’ouverture, ont souligné que « la corruption est non seulement un facteur dissuasif pour les investisseurs étrangers mais aussi elle alimente la mafia, le crime organisé, l’extrémisme religieux violent, et les trafics illicites de tout genre. Elle constitue un frein au développement, socio-économique, et un obstacle à la démocratie et à la cohésion sociale ». Pour cela ils ont invité leurs populations respectives à se mobiliser pour combattre ce phénomène.

Les préfets ont salué les efforts du Togo en matière de lutte contre la corruption. Ils ont félicité le Chef de l’Etat Son Excellence Monsieur Faure GNASSINGBE, grâce à qui le Togo a ratifié plusieurs conventions internationales et opéré de nombreuses réformes sur le plan national. Il s’agit de :

La Convention des Nations Unies contre la corruption, celle de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption sans oublier les Directives et Règlements de l’UEMOA. Ils ont salué l’engagement du Togo dans la mise en œuvre des mesures pertinentes que prescrivent ces instruments juridiques internationaux.

Ils ont fait cas de la justice, des finances et des marchés publics qui ont été des chantiers prioritaires qui ont bénéficié d’une abondante législation et d’une riche réglementation depuis une décennie. Pour les représentants du pouvoir central de ces différentes préfectures, « La plus grande réforme en matière de collecte des deniers publics aura été la création de l’Office togolais des recettes (OTR) qui regroupe et chapeaute les douanes et les impôts ».

« L’ambitieux Plan national de développement (PND) 2018-2022 lancé le 04 mars 2019 par Son excellence Monsieur le Président de la République, décliné en Feuille de route du Gouvernement 2020-2025, nous interpelle et nous invite à plus de rigueur et de responsabilité dans la gestion des biens et deniers publics, nous avons donc le devoir de nettoyer notre pays pour qu’il soit économiquement et financièrement propre pour être un pays attractif aux investisseurs nationaux et étrangers », ont laissé entendre les préfets  de la région des Savanes à leurs populations.

Ils ont terminé leur propos en exhortant les participants à prendre une part active aux ateliers afin que notre pays puisse combattre ce phénomène de la corruption qui fait du mal à notre économie.

Les participants aux ateliers ont suivi trois (3) communications à savoir :

-          La présentation de la HAPLUCIA,

-          Les causes, manifestations, conséquences et rôles de la société civile dans la lutte contre la corruption, et

-          La répression des actes de corruption et des infractions assimilées dans le nouveau code pénal du 24 novembre 2015.

C’est autour de ces différents sujets que les débats se sont déroulés et les participants à ces ateliers ont saisi l’occasion pour comprendre les missions assignées à la HAPLUCIA et le rôle qu’ils doivent jouer en tant que citoyens pour contribuer à la lutte contre le phénomène de la corruption qui fait du mal à l’économie nationale.   

Rappelons que cette tournée de sensibilisation dans la région des savanes marque la fin de la campagne nationale de sensibilisation contre la corruption et les infractions assimilées initiée par la HAPLUCIA.


COMMEMORATION DE LA 5èmeEDITION DE LA JOURNEE AFRICAINE DE LUTTE CONTRE LA CORRRUPTION : LA HAPLUCIA A MARQUE L’EVENEMENT PAR UNE CONFERENCE-DEBAT AU TOGO

La Haute Autorité, de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a célébré en différé, le lundi 12 juillet 2021, avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption au Togo, la 5ème Edition de la Journée africaine de lutte contre la corruption. L’évènement a été marqué par une Conférence-débat autour du thème central de l’année intitulé : « Communautés Economiques Régionales : acteurs essentiels de la mise en œuvre de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ».

Tout comme l’année dernière, cette Conférence-débat s’est déroulée dans un contexte marqué par la pandémie à coronavirus avec un nombre limité des représentants des organes de contrôle, de la société civile, des hommes de médias, des centrales syndicales, des parlements communautaires et des ministères impliqués dans la lutte contre la corruption au Togo soit un total de soixante-treize (73) participants.

La cérémonie d’ouverture présidée par le président de la HAPLUCIA a été marquée par trois interventions, à savoir le mot de circonstance du représentant de la Banque africaine de développement (BAD), celui du représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le discours du président de la HAPLUCIA.

Dans son allocution de circonstance, monsieur Amouzouvi Kokou, représentant le Responsable pays de la Banque africaine de développement au Togo, a salué les efforts des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption. Il a aussi relevé les efforts de la BAD en matière de lutte contre la corruption au rang desquels, l’adoption des principes et lignes directrices des institutions financières internationales concernant les enquêtes.

Il a déclaré en substance ce qui suit : « En cas d’irrégularités présumées, nous avons un solide système d’enquête dirigé par notre groupe Intégrité et, si les allégations de fraudes et de corruption peuvent être confirmées, notre système de sanctions prend effet. Et lorsque nous radions une entreprise de nos fichiers, notre système d’interdictions communes avec les autres banques multilatérales garantit que notre dispositif de prévention de la corruption est appliqué dans le monde ».

Le représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) monsieur Aliou Dia, s’est fait représenter à cette cérémonie par madame Epiphanie Meteteiton HOUMEY EKLUKOEVANU Cheffe Programme gouvernance démocratique et institutionnelle. Celle-ci a saisi l’occasion pour féliciter les plus hautes autorités togolaises pour leur engagement dans la mise en œuvre des Conventions internationales régionales de prévention et de lutte contre la corruption à travers l’internalisation de ces dernières dans l’ordonnancement juridique et la mise en place des cadres institutionnels.

 Pour le PNUD, les efforts des plus hautes autorités du Togo se matérialisent par « la volonté politique du gouvernement togolais de combattre, de prévenir et de lutter efficacement contre la corruption et les infractions assimilées à travers diverses mesures prises en l’occurrence l’adoption de la loi N°2015-006 du 28 juillet 2015 portant création de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), la prise en compte de la corruption dans le nouveau code pénal du Togo, le lancement de l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, la réforme de la procédure de déclaration de biens et avoirs introduite par le gouvernement et entérinée par le parlement et l’élaboration en cours de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption ».

Le PNUD a saisi cette occasion pour encourager le gouvernement et l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption à poursuivre les efforts contre ce phénomène néfaste à la gouvernance et au développement.

Dans son discours d’ouverture, le président de la HAPLUCIA a rendu un hommage mérité aux Pères des indépendances et aux grands leaders panafricanistes de la première à la troisième génération dont le souci majeur était et demeure le développement économique du continent africain.

 Il a rappelé qu’en rassemblant les armes pour le décollage économique du continent africain, les leaders africains n’ont jamais occulté les gros obstacles qui se dressent sur leur route, notamment le fléau de la corruption, qui nourrit tous les autres crimes organisés et qui fait perdre à l’Afrique en moyenne 148 milliards de dollars par an, alors que l’aide publique au développement qu’elle reçoit chaque année s’élève à environ 146 milliards de dollars US.

Cette préoccupation des pères des indépendances s’est traduite par l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Cet instrument juridique constitue aujourd’hui un véritable bréviaire pour la bonne gouvernance économique et financière en Afrique. Cette Convention, qui est entrée en vigueur le 05 août 2006, prescrit une stratégie de lutte contre la corruption en quatre principaux piliers, à savoir des mesures préventives, des incriminations, des agences anticorruptions et une coopération forte.

 S’agissant des mesures préventives, le président de la HAPLUCIA a souligné que « la Convention panafricaine prescrit la déclaration de patrimoine, des codes de conduite, la prévention des conflits d’intérêts, la transparence dans les finances publiques, la commande publique et dans les financements des partis politiques, des règles comptables et de contrôle, l’indépendance de la justice, l’accès à l’information, la soumission des sociétés étrangères à la législation nationale, l’éducation et la sensibilisation des populations au respect de la chose publique».

Au titre des incriminations, il a fait savoir que « la Convention panafricaine engage les Etats parties à ériger en infractions pénales assorties de sanctions dissuasives, la corruption active et passive dans les secteurs publics national et privé, le détournement de biens et le deniers publics, l’enrichissement illicite, le blanchiment du produit de corruption, les commissions occultes et toutes formes de corruption dans les transactions commerciales internationales ».

Le président de la HAPLUCIA a saisi cette occasion, pour faire le bilan des activités de son institution en matière de lutte contre la corruption. Il a rappelé aux participants que son institution a reçu la double mission de prévention et de répression.

 « Au titre de prévention nous sommes chargés de communiquer, sensibiliser, vulgariser les textes, proposer des mesures, etc. » a-t-il laissé entendre.

 C’est dans le cadre de la mission de prévention que la HAPLUCIA a justement entamé une campagne nationale de sensibilisation placée sous le thème, « Participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées ».

Démarrée 13 septembre 2018, la campagne nationale de sensibilisation contre la corruption et les infractions assimilées a connu un répit en 2020 à cause de la pandémie à Coronavirus. L’évolution positive de la situation sanitaire au Togo a permis de reprendre cette campagne nationale de sensibilisation cette année et actuellement l’ensemble des régions du Togo ont été couvertes, sauf la région des savanes (le grand nord du Togo) qui sera couverte à la fin de ce mois de juillet 2021.

Parlant de la mission de la HAPLUCIA au titre de répression, il a précisé que « la HAPLUCIA n’a pas reçu les pouvoirs de la police judiciaire ; elle ne peut donc inquiéter la liberté d’aucun suspect. Concrètement, elle reçoit des plaintes et dénonciations, procède à une pré-instruction, puis elle transmet les cas avérés au procureur de la République compétent qui engage les poursuites ».

 Il a fait cas des dossiers transmis à ce jour au procureur de la République notamment, les CAN 2013, la route Lomé-Vogan-Anfoin et l’affaire de détournement des deniers publics à la direction des transports routiers et ferroviaires. 

Soulignons que les Représentants de la CEDEAO et de l’UEMOA au Togo étaient également attendus à cette cérémonie où ils devraient intervenir. Le Représentant de l’UEMOA au Togo, en fin de mission et en partance n’a pas pu honorer le rendez-vous, tandis qu’un membre de la famille du représentant de la CEDEAO a été malheureusement testé positif au COVID-19 à la veille de nos manifestations entrainant leur confinement. Telles sont les raisons qui expliquent leur absence à l’évènement officiel marquant la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption, Edition 2021.

La conférence-débat qui a porté sur le thème de l’année, a été animée par un panel composé d’un représentant de la société civile, monsieur EBEH Fabrice, directeur exécutif de l’ONG Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-Togo), d’un représentant de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), monsieur ANADE A. Jean et d’un représentant de la HAPLUCIA, monsieur KAI Kondabalo, sous la modération de monsieur Essohana WIYAO, président de la HAPLUCIA.

Messieurs EBEH et KAI ont centré leur réflexion sur le rôle notamment de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dans la mise en œuvre de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.    

A ce titre, ils ont démontré à travers leur analyse, le rôle d’impulsion joué par la CEDEAO dans l’implémentation de la Convention de l’UA au moyen de son protocole sur la lutte contre la corruption qui est un véritable instrument de transposition régionale intégrale de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Aussi, ont-ils souligné que, de ce protocole sont engendrés un certain nombre d’institutions qui impulsent la mise en œuvre des dispositions pertinentes du protocole. Il s’agit notamment de la Division Démocratie et bonne gouvernance mise en place en vertu du Protocole additionnel A/SP1/12/01 du 21 décembre 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance. Cette division joue le rôle dévolu à la Commission anticorruption de la CEDEAO, prévue par le protocole mais non encore opérationnelle. De même, à l’actif de cette division, le Réseau des Institutions Nationales de Lutte contre la Corruption en Afrique de l’Ouest (RINLCAO/NACIWA) a été porté sur les fonts baptismaux le 31 mars 2009 à Banjul en Gambie. Ce réseau a pour mission de promouvoir la coordination et la coopération entre les agences nationales anticorruptions aux fins d’un combat efficace contre le fléau de la corruption. Enfin, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (GIABA) est la dernière institution issue de ce protocole chargé de protéger les économies nationales contre le blanchiment des capitaux.

En outre, ils ont partagé avec l’assistance, le rôle très important d’impulsion de la bonne gouvernance joué par l’UEMOA. De par les multiples réformes opérées au niveau communautaire, cette union économique et monétaire contribue considérablement à instaurer un climat de bonne gouvernance dans chacun de ses Etats membres au moyen de ses différentes directives et décisions qui sont réparties en trois blocs thématiques. Il s’agit notamment des directives consacrées à la transparence dans la gestion des finances publiques, celles relatives aux marchés publics et délégation de service public et enfin, celles qui portent sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Monsieur ANADE Jean, pour sa part, a axé sa réflexion sur le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (GIABA) comme institution sous régionale impliquée dans la lutte contre la corruption. Il a, dans son exposé, relevé que la création du GIABA par la décision A/DEC.9/12/99 de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement répondait à la nécessité de faire face aux scandales de corruption et de trafic de drogue auxquels faisait face l’espace ouest africain.

A ce titre, le GIABA est doté d’un double statut d’institution spécialisée de la CEDEAO d’une part et d’organisme de type Groupe d’Action Financière Internationale (GAFI) d’autre part. Il a rappelé que le GIABA a pour buts, entre autres, de protéger les économies nationales et les systèmes financiers et bancaires des États membres contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT); d’améliorer les mesures et d’intensifier les efforts de lutte contre le BC/FT; de renforcer la coopération entre les États Membres; de contribuer à la réalisation des objectifs du GAFI etc. En ce sens, l’exposant a énuméré quelques accompagnements dont ont bénéficié la CENTIF en sa qualité de correspondant national de GIABA et d’autres acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ces accompagnements ont conduit à l’adoption de la nouvelle loi uniforme n° 2018-004 du 4 mai 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Enfin, le panéliste a établi le lien intrinsèque qui existe entre la corruption et le blanchiment de capitaux en ce que la corruption est une infraction sous-jacente du blanchiment de capitaux mais aussi que la réglementation anti-blanchiment permet de lutter efficacement contre la corruption et vice-versa.

Les débats qui ont suivi les interventions des panélistes ont tourné autour des points essentiels suivants :

-          Les difficultés d’application des conventions ratifiées ;

-          La lenteur dans le traitement des dossiers transmis au Procureur de la République

-          La nécessité de renforcement des capacités des élus locaux ;

-          La place des églises dans la lutte contre la corruption 

A ces zones d’ombre, les panélistes et le modérateur ont apporté des éclairages qui ont permis aux participants d’apprécier le rôle d’impulsion de la CEDEAO et de l’UEMOA dans la lutte contre la corruption dans notre sous-région ouest-africaine.

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : LA HAPLUCIA A ECHANGE AVEC LA JEUNE CHAMBRE INTERNATIONALE (JCI) « LOME-PRESTIGE »

La Jeune Chambre Internationale est une association internationale qui regroupe des hommes et des femmes désireuses de s’impliquer dans la vie locale autrement que par la politique. Son but est de réaliser des actions concrètes avec pour objectif d’améliorer la vie quotidienne des habitants et des acteurs économiques. Elle est constituée d’un réseau mondial de jeunes citoyens actifs, âgés de 18 à 40 ans, répartis en près de 5 000 communautés dans près de 120 pays dans le monde. Sa principale mission est d’offrir un cadre d’échanges et des opportunités de développement aux jeunes en leur donnant la capacité de créer des changements positifs.

A la demande de la communauté « JCI Lomé Prestige », la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilée (HAPLUCIA) a organisé une séance d’échange avec les membres du bureau de ladite association. La séance de travail s’est déroulée ce jeudi 24 juin 2021 au siège de la HAPLUCIA en présence des membres et du personnel technique de l’institution.

Cette séance d’échange a été marquée par la présentation de la HAPLUCIA à la délégation de la JCI « Lomé-prestige », suivie des débats.

A l’entame de la rencontre, le président de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées HAPLUCIA) a remercié les membres de la « JCI Lomé Prestige » pour l’intérêt accordé à son institution à travers leur démarche. Il a cherché à mieux connaitre la JCI et les raisons qui motivent sa démarche avant la présentation de son institution à la délégation.

Répondant à la curiosité du président de la HAPLUCIA, le président de la JCI « Lomé Prestige », monsieur Dossou Biova, appuyé par ses accompagnateurs, a expliqué aux membres de la HALUCIA, et au personnel technique, que leur démarche vise à connaitre le domaine d’intervention de la HAPLUCIA et son fonctionnement afin de pouvoir l’associer à leurs activités de sensibilisation à l’endroit des membres de leur association.

La Présentation de la HAPLUCIA a été faite par monsieur AROUNA Kokouvi Lardja, membre de la HAPLUCIA. Cette communication a porté essentiellement sur la loi portant création de la HAPLUCIA, son statut, ses missions, son organisation et son fonctionnement, ses activités prioritaires, et son budget. C’est autour de cette présentation que les échanges se sont déroulés entre la délégation de la « JCI Lomé-prestige » et les membres de la HAPLUCIA.

Des échanges que le responsable de la JCI « Lomé prestige » a trouvés très fructueux à la fin de la rencontre. Celui-ci a émis le vœu, qu’elle soit le début d’une parfaite collaboration avec la HAPLUCIA. Il s’est dit disponible avec son association, à participer aux activités de sensibilisation de la HAPLUCIA et à l’inviter à animer des séances de sensibilisation en faveur de ses membres, afin que les jeunes de son association puissent changer de comportement et bâtir un meilleur Togo.

C’est le président de la HAPLUCIA, Essohana WIYAO qui a clôturé les travaux de cette séance de travail, en remerciant également à son tour la délégation de la JCI « Lomé prestige », pour cette démarche envers son institution. Pour lui, la lutte contre la corruption est une condition sine qua non pour la réussite de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) car, elle garantit les conditions de sécurité et de confiance aux investisseurs étrangers. Tout le développement tourne selon lui, autour de la lutte contre la corruption. Il s’est dit aussi être disponible avec son institution à travailler avec la « JCI Lomé-Prestige » afin de nettoyer notre pays pour qu’il soit économiquement propre et attractif.


Conférences

Projets

 

Les projets prioritaires de la HAPLUCIA sont nombreux et variés. Entre autres :  

 

  • Elaboration d’un plan stratégique national de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées ;
  • Adoption d’une politique de formation des agents de l’administration publique et du secteur privé ;
  • Plaidoyer pour l’effectivité de la disposition du décret n°2011-178/PR du 7 décembre 2011 fixant les principes généraux d’organisation des départements ministériels, relative à la nomination d’un inspecteur des services dans chaque ministère ;
  • Plaidoyer pour l’affichage des tarifications des prestations de services dans l’administration publique ;
  • Promotion d’un système de gouvernance qui prévient les conflits d’intérêts, l’enrichissement illicite, les détournements de biens publics, les trafics d’influence, la concussion, bref tout acte de corruption et des infractions assimilées ;
  • Elaboration et adoption d’une loi préventive de lutte contre la corruption et les infractions assimilées ;
  • Elaboration d’un code de bonne conduite de la fonction publique pour rendre effectif le système national d’intégrité ;